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  • les violences du temps

     

    VIOLENCES DU TEMPS

     "je ne peux admettre la violence même contre la violence"   R.M. du Gard

     

     

    Nous allions  remettre à jour la liste douloureuse des morts à la frontière, quand est venue la nouvelle des morts de Charlie Hebdo.
    Y a-t-il un lien entre les morts à la frontière britannique et ceux de l’attentat de Paris  et d’ailleurs? Directement, non. Mais ,oui parce qu’ils sont victimes de violences politiques différentes, mais qui se nourrissent l’une  l’autre.

    « L’Europe est en guerre contre un ennemi qu’elle s’invente » dit très justement Migreurop.. : -                - « Clandestins » : , souvent des personnes cherchant en Europe une protection contre la guerre ou la dictature ;

    - « Roms », réputés inassimilables et n’ayant pas « vocation » à être là ; -

    -« Sans-papiers », qu’il faut expulser. Et derrière l’image de l’étranger à repousser, c’est souvent le musulman qu’on désigne.
    Il ne s’agit pas seulement de rhétorique, et au vu du nombre de morts en Méditerranée, cette politique a pris l’ampleur d’une véritable guerre. Cette violence est devenue le quotidien de nos sociétés.
    Les mouvements djihadistes reposent sur la guerre contre ceux qu’ils désignent comme les ennemis de l’Islam. Leur violence n’est pas voilée ni mise à distance, elle est revendiquée, souvent mise en spectacle, diffusée sur internet, cultivée comme une fin en soi, qu’il s’agisse des attentats indifférenciés des années 90 ou de ceux clairement ciblés plus récents.
    De manière très claire le djihadisme se nourrit du rejet et de la stigmatisation indifférenciés de l’islam et des musulmans, jusque dans son recrutement. Il exploite les failles, les désarrois, les pertes de repères.
    Le danger est grand aujourd’hui qu’un gouvernement aux abois ne veuille faire son « 11 septembre », et ne tente de conjurer son impopularité par une croisade nationale conjuguant la guerre à l’extérieur et la restriction des libertés publiques à l’intérieur.
    Ce n’est bien entendu pas cette voie qu’il faut suivre, mais celle de l’ouverture et de la solidarité pour désamorcer la violence.
    Nous continuerons à tisser de la solidarité pour repousser la violence, face à un avenir devenu plus sombre.    Voila les propos de Philippe Vanesson dans son blog (1). C’était  déjà Il y a  quelques années .Depuis , il est une autre violence verbale celle là qui s’est développée notamment sur les réseaux.,

    Sous le titre : «  une haine décomplexée » , Olivier Pascal Mousellard  (2)  décrit  la montée de cette  violence verbale : Déferlement de diatribes mal maitrisées, vengeresses ,parfois carrément haineuses. Une parole décomplexée semble devenue la grammaire commune, pour accuser les uns, salir les autres …Contre cette glissade, soyons têtus, ne nous laissons pas impressionner, choisissons les chemins de la culture, de la rigueur, de la complexité  des choses…

    Avec le recul de l’historien , Gilles Candar (3) nous rassure à demi  en disant  qu’au 19 éme c’était bien pire.Et de citer Jean Jaurés  qui décrit le palais de l’Elysée comme " La maison louche de banque  et d’usure ou agonise l’honneur de la République bourgeoise , bien en dessous des maisons de débauche  ou agonisait  l’honneur de la  monarchie d’ancien régime.

    Il évoque les campagnes  terribles de calomnie : Poincarré, l’homme qui rit dans les cimetières .Salengro le lâche déserteur  etc.

    Il est vrai que les débats entre les candidats  sont encadrés  plus qu’avant , mais  éclairent ils  vraiment les électeurs ?  Paul Jorion constate que «  Les gens ne votent  plus  « pour »  aux élections, Ils votent contre. Et si l’on additionne l’extrême droite et l’extrême gauche , ça fait du monde. On a vu.! 

      La France a 5 ans pour  se mettre  ou se remettre "en marche" sans trop boiter et cahin caha  ouvrir l'avenir à sa jeunesse...

    (1) »Wanesson.philippe@wanadoo.fr

    (2) Cité dans Télérama  n° 3506 « Pourquoi tant de haines » .Fin Mars 2017.

    (3)Télérama  3506 page 31.