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18/04/2015

avec des si

Le Secours catholique publie ce jour une enquête effectuée en novembre et décembre 2014 auprès des exilés à Calais.

 

Nous avons organisé des rencontres et des échanges approfondis avec les exilés afin d’entendre ce qu’eux-mêmes disent de leur vie, de leurs parcours, de leur difficultés comme de leurs espoirs. Ce travail vise à entendre la parole des exilés aujourd’hui, afin d’analyser leur situation et de soumettre des propositions qui pourraient répondre concrètement aux besoins et questionnements actuels.

 Aujourd’hui, des enfants, des femmes, des hommes vivent à Calais dans des conditions indignes. Qui sont-ils ?

Les exilés, jeunes pour la plupart (âge moyen : 27 ans), ont été contraints de fuir leurs pays en raison de persécutions vécues ou constatées autour d’eux. Le niveau d’étude des migrants, les métiers qu’ils exerçaient dans leur pays d’origine montrent qu’une grande partie d’entre eux avaient une situation sociale élevée. Il ne s’agit pas ici de migration économique, mais de personnes en recherche de protection, dont les existences sont menacées dans leur pays d’origine. L’analyse de ces entretiens approfondis confirme que l’immense majorité des migrants ont fui leur pays par crainte de persécutions. L’attente d’une protection au sens de la convention de Genève sur les réfugiés est bien au cœur des préoccupations des « migrants de Calais ».

Après avoir traversé un parcours d’exil long et dangereux, ces exilés pensaient être accueillis en Europe. Au contraire, ils subissent l’indifférence, la violence, le mépris et des conditions de vie dégradantes. Mais, malgré la dureté du sort qui leur est réservé, ils espèrent encore vivre en Europe, faire partie intégrante des sociétés qui les accueillent. Ils ont des désirs très simples : étudier, travailler, s’intégrer.

Des enseignements majeurs pour élaborer des réponses adaptées

Les entretiens confirment également les effets pervers du règlement « Dublin » : cet accord européen pousse les exilés à ne faire aucune démarche de demande d’asile, de crainte d’être renvoyés dans un autre Etat de l’Union européenne dans lequel ils ne souhaitent pas se rendre.

Mais l’analyse des récits vient surtout tordre le cou à l’idée reçue selon laquelle « les migrants veulent tous aller en Grande Bretagne ». L’immense majorité des personnes entendues n’avaient pas ce projet en quittant leur pays. La modalité ordinaire des déplacements a été de migrer par petits bonds, de pays de non accueil en pays de non accueil.

Ces enseignements constituent des éléments majeurs pour que puissent être élaborées des préconisations et des solutions adaptées aux parcours divers et aux attentes des exilés présents dans le Calaisis. Car il est temps que soit mis un terme au traitement indigne que la France et l’Europe réservent à ces exilés.

 Pour télécharger le rapport : http://secours-catholique.org/rapport-migrants-calais

 

Nous tenons à votre disposition des exemplaires papiers pour les bénévoles et militants qui le souhaitent
N'hésitez pas à faire circuler largement...


Solidairement

Vincent DE CONINCK
chargé de mission
Délégation du Pas de Calais
Tél. : 03 21 15 10 20
Mob :06 84 41 35 17
www.secours-catholique.org

 

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Avec des si, on met Paris dans une bouteille  et on fait de Calais une ville  ouverte et accueillante.

Si un centre d’accueil pour les personnes en exil n’était pas la création d’un ghetto sous couvert d’un regroupement de services humanitaires déjà existants comme l’est le centre Jules Ferry;
 Si les lieux de vie existants, les squats et campements n’étaient pas vidés et détruits de façon violente par les autorités;  
Si on laissait aux migrants le droit à s’organiser par eux-mêmes et à prendre part aux décisions les concernant;  
Si la politique de la ville de Calais envers les personnes en exil changeait de cap et faisait le pari du vivre ensemble, du respect de l’autre et de l’enrichissement mutuel;  
Si Calais, ville de passage, devenait une ville d’accueil.

Si la liberté d'aller et venir n'était pas un vain mot .

Si  les enfants du bon Dieu  étaient des canards sauvages  ou des chevaux camarguais , tous   en grande liberté d'aller et de venir .(voir les photos ci dessus)

Philippe  Wanesson  se met à rêver.Est ce utopique que de faire preuve d'un peu d'humanité pour accueillir des  malheureux qui ont traversé bien des épreuves  et des dangers  depuis  le départ souvent précipité  de chez eux  souvent  sous   des menaces  de mort ? Consultez  son blog  jour après jour  . Il vous convaincra j'en suis sur  du bienfondé de son combat.

 

https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2015/04/12/13-avril-a-calais-et-si/