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Voyage - Page 3

  • le tombeau de Franchot, la grotte des sarrazins.

     

     

     

     

     

     fougéres scolopendresfoug_scol_plan.jpg

       un siécle aprés           chêne.jpg                                                                                      

     gland.jpgun gland

     

      

    La grotte des  Sarrazins, merveilleux souvenir d’enfance. Jean   avait quitté le pays  quelques dizaines d’année puis s’en était revenu. Il se souvenait  de la fameuse côte d’Ancerville .Elle était  le passage obligé  vers l’adolescence. Seuls les grands  avaient assez de force pour  la grimper en vélo sans  mettre  pied à terre.  A eux donc la grotte et ses mystères. J’ai mis quelques temps à la trouver  car ici   on ne dévoile  pas  ses secrets au premier venu. Il faut traverser la ville, emprunter  un chemin de terre ,laisser  quelques  fausses pistes à droite et à gauche , s’arrêter   a la hauteur d’un petit bois de sapin en bas d’une côte, trouver une trace  dans les ronces et la suivre  quelques temps avant de se retrouver devant une multitude de cheminements  plus ou moins glissants. Ils mènent  tous au fond du gouffre .Des bottes, un bon bâton, un bout de corde  et voici les audacieux  qui s’aventurent. Un ruisseau se cascade  joliment  au milieu de fougères  larges  et crénelées  qu’on appelle   des langues de cerfs .D’un beau vert vif  sur  un rocher gris, les botanistes distingués les appellent   curieusement des scolopendres. (Asplénium scolopendrium) Au fond du gouffre ,en passant derrière  la cascade, il y a la grotte .C’est un trou  dans le rocher  ou l’on  chemine  sur 20 ou 30 mètres à plat  avant d’être arrêté  par un éboulis  C’est au fond de ce trou que j’ai emmené Jean en quête de  souvenirs d’enfance .Mal  m’en a pris, il a fait un malaise  et s’est bien difficilement extirpé de ce terrier  ou il avait joué 60 ans plus tôt.  Mais « en avant fan fan la tulipe » la tulipe en avant.  Devant l’église  une plaque sur une maison indique  qu’est né ici l’inventeur de la chanson, dans une rue qui porte son nom : Paul,Emile Debraux né le 13 Fructidor an  IV. Un autre inventeur dans la commune, c’est Franchot , l’inventeur de la lampe à deux becs dite" modérateur", qui avait acquis  des étangs et un grand bois. Il en avait  fait  cadeau à la commune à la condition qu’il y soit enterré sous un chêne .Pour aller aux étangs  Franchot, c’est simple, il faut connaitre  ou demander  le chemin. Pour  le tombeau de Franchot, il vous faut contourner l’étang du milieu, vous le trouverez facilement. Il est entouré d’une grille  sur laquelle est fixée une plaque  d’émail blanc  où s’inscrit en  lettres  noires classiques  les dates de naissance et de mort  de l’ingénieur  Franchot. La grille s’écarte  sous la poussée du chêne  plus que centenaire  qui  a démarré comme tout chêne d’un gland .Mais ici, rien  n’est ordinaire. C’est en effet  selon la volonté  du défunt, a  prétendu   le croque mort, qu’il  avait introduit un gland  dans son nombril.  Le chêne  comme l’arbre de Jessé s’était  donc nourri de la substance  de l’ingénieur ; S’il avait connu la chose, Rabelais, n’aurait pas manqué de faire chanter cet unique gland.

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        lampe à deux becs                                     

    .Il parait  que  dans les chaudes soirées de Juin, quand une légère brise fait frémir  la  ramure du  chêne, le promeneur  peut entendre  Franchot  murmurer  là-haut quelque sonnet  à la  gloire de sa lampe à deux becs. Son spectre debout  sous la lune ,sa lampe  à la main éclaire le houppier et ne regagne les racines du chêne et  le  séjour des morts  que quand "le ver luisant fait voir que le matin est proche  et que commence  à palir sa lampe  devenue inutile". (1)  

     (1 )The glow -worm shows the matin to be near,

    And 'gins to pale his uneffectual fire:

    Adieu,adieu,adieu !  Remember me ! Hamlet de Shakespeare Acte 1