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voir Dieu

« Aller voir Dieu ! Quelle grande merveille ce sera, je ne saurai jamais assez le désirer…voir Dieu face à face, c’est l’éternité…le plus grand  moment de ma vie toute entière quand je paraitrai devant Dieu pour le voir face à face, moment ineffable qui ouvrira mon éternité ".(1) Je suis convaincu  que  lors de ce face à face, tante Dédette  pour  qui ,dans sa soif d’absolu,« rien n’est jamais trop bien »,  s’est écrié :  «c’est  trop beau! », « c’est trop bien! », ou simplement, avec  les yeux émerveillés de l’enfance spirituelle : « c’est trop » !

C’était son souhait ! Il est enfin comblé. Marie mad sa nièce carmélite a ouvert la porte du paradis à sa tante dédette.

Une vie qui reste mystère pour beaucoup. « Une vie de contemplative, oui, une autre forme de l’aventure ! » écrivait Blaise Cendrars. Le contemplatif n’est il pas celui pour qui l’envers vaut plus que l’endroit ? (2)La contemplation serait La découverte émerveillée de «  la face claire de la nuit ». La tante dédette a retourné son habit de lumière pour «  la gloire, celle qui ne s’ajuste bien qu’aux mesures des morts »(2) et leur ouvre l’éternité.

(1) lettre de Dax Noël 2010

Voir aussi notes aux archives « la face claire de la nuit » :lettres de Dax au_ 13/12 2008

(2)Pierre Reverdy.

Commentaires

  • -Serge-15- 1

    Place à l’aventure.
    *
    « Tard je t’ai aimée, Beauté si ancienne et si
    nouvelle, tard le t’ai aimée ! Mais quoi ?
    Tu étais au-dedans de moi et j’étais, moi en
    dehors de moi-même, et c’est en dehors de moi-
    même que je te cherchais.
    Je me ruais dans ma laideur, sur la grâce de tes
    Créatures.
    Tu étais avec moi et je n’étais pas avec Toi, retenu
    Loin de Toi par ces choses qui ne seraient point si
    elles n’étaient en Toi !» -Augustin livre 10,38-
    *

    Déterminé, je prends l’escalier de bois et frappe
    aux carreaux translucides de la cuisine.
    -« Entre, Serge. » dit L’Haricot.
    Serge-« Tu m’a reconnu aux seuls sons des pas?»
    L’Haricot- «Oui et non. Peu de personnes se sont
    hissées, passant la porte d’entrée du bas fermée. »
    Serge-« Votre porte est donc toujours ouvertes ? »
    L’Haricot-« Une porte est construite pour être
    aussi fermée,
    Voire verrouillée. »
    Vivace, je m’approche de la fenêtre est de la
    Cuisine, toute ouverte sur la maison voisine.
    Il fait beau. Les briques en pénombre suent de
    chaleur.
    La colonne d’air peine à la fraicheur. La courée
    en cheminée, fait monter les volutes de la cigarette
    blonde de la propriétaire.
    Un regard plongeant, espiègle, sur la source
    parfumée voisine, découvre la petite tenue de la
    repasseuse du rez-de-chaussée.
    Tout est ouvert ce soir. Je me sens déconnecté des
    réalités.
    Le nez qui aspire profondément et déjà le cerveau,
    ensorcelé d’additifs, enregistre la robe au tissu de
    soirée discipliné au fer et la silhouette féline…
    L’Haricot -« Quelque chose te presse ?
    N’est-ce pas là le moment de la petite bière et des
    aventures familiales à travers le siècle ?»
    En fait, d’’extra-light’ nous avions décidé Edouard
    d’autres procédures.
    L’Haricot-« Que recherches tu donc ? »
    Serge-« Peux-tu me dépanner pour remplir mon
    frigidaire ?
    Je te rembourserai. »
    L’Haricot-« Je n’ai pas d’argent, te faire un chèque?»
    L’Haricot m’inscrit dans le cartouche : 187 francs.
    L’Haricot-« Le montant de la dîme dans l’ancien
    régime correspondant au dixième du premier traitement,
    traitement d’un ‘aide ouvrier jardinier’ du service public…
    . ..Mais pas tout à fait, puisque je te dépanne. »

    Me voici comblé.
    Est-ce le plomb ou l’arsenic de la cigarette,
    …le polonium ? Je ne sais.
    Mon Edouart peut se mettre à la mescaline.
    Finie la sécurisante certitude inutile.
    Place à l’ aventure.

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