Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

calais

  • Fin de gréve

    Une bonne nouvelle  que je vous annonce en cette semaine de Pâques.
     
    « La grève de la faim est finie – la lutte continue

    Déclaration des grévistes de la faim dans « La Jungle » de Calais – 25 mars 2016
    Nous voudrions renouveler nos profondes condoléances aux habitants de Bruxelles et à toutes les victimes des attentats de mardi.
    C’est la même violence et la même terreur que fuient tant d’habitants de La Jungle. Nous devons rester ensemble, unis comme humanité, contre la violence sous toutes ses formes.
    Au cours des nombreux mois que nous avons passés dans La Jungle, nous avons enduré de vivre dans des conditions sordides et crasseuses. Malgré les conditions terribles dans lesquelles nous nous sommes trouvés vivre, aucune alternative concrète et humaine ne nous a été offerte et la procédure longue et complexe de demande d’asile, laissent beaucoup désespérés
    Le 29 février, l’État français a commencé l’ expulsion de la partie sud de La Jungle. Le niveau de violence était indescriptible. Nous Iraniens étions dans la première section à démolir. En violation de leurs promesses et des décisions de justice, les autorités ont détruit nos abris, nous ont battus, nous ont étouffés avec des gaz lacrymogènes et ont tiré sur nous avec des balles de caoutchouc. Nous n’avions reçu aucun avertissement et aucun interprète pour nous aider à comprendre ce qui se passait. Nous n’avons pas eu le temps d’emballer nos quelques effets personnels, nous avons tout perdu, sauf les vêtements que nous avions sur le dos. Notre décision de commencer une grève de la faim et de coudre nos lèvres pour protester contre le traitement inhumain des réfugiés et demandeurs d’asile a été bien réfléchie. Notre décision n’était pas basée sur la colère, mais prise pour des raisons claires.
    Dès le premier jour nous avons demandé :
    – un changement fondamental de l’approche politique et sociale du traitement des réfugiés en France.
    – la fin de la destruction violente et illégale des habitations dans La Jungle sans alternative réelle, humaine et adéquate offerte pour héberger et protéger les réfugiés.
    – la fin des violences policières.
    En outre, pour faire clairement comprendre la gravité des problèmes des personnes vivant dans La Jungle nous avions demandé la visite immédiate d’un représentant des Nations Unies pour évaluer la situation.
    Nous avons aussi demandé que des représentants des gouvernements français et britanniques soient basés dans La Jungle pour identifier, distinguer et traiter les cas des personnes ayant une possibilité de réunification familiale ou de demande d’asile au Royaume-uni. Nous pensons que c’est un sujet qui relève de la responsabilité partagée de la France et du Royaume-uni.
    Après seize jours de grève de la faim, un représentant du gouvernement est entré en négociation avec nous pour résoudre les problèmes des réfugiés dans La Jungle.
    Les propositions mises en avant par l’État ne contenaient que les étapes pratiques qui auraient dues être mises en œuvre depuis longtemps pour assurer des conditions de vie humaines dans La Jungle. Leurs projets pour la partie nord auraient dus être en place depuis le début pour l’entièreté du camp. C’est à cause de la négligence continuelle de l’État que nous nous sommes retrouvés dans la situation présente.
    Nous considérons comme une victoire que le gouvernement français ait été forcé d’abandonner la destruction de la partie nord du camp et à la place de commencer le processus d’amélioration des conditions de vie, y compris la sécurité, les services médicaux, les services juridiques, l’assistance aux groupes vulnérables, y compris les mineurs, une eau propre et des routes goudronnées pour permettre l’accès des services d’urgence à l’intérieur du camp.
    Nous avons rencontré aussi des représentants du HCR et du Défenseur des Droits, qui ont assuré qu’ils allaient publier un rapport sur les conditions dans La Jungle. Nous acceptons leurs assurances qu’ils vont agir de manière appropriée pour sauvegarder nos droits humains.
    Notre but était de faire prendre conscience des problèmes des demandeurs d’asile dans La Jungle. Nous voulions raconter au monde ce qui se passait ici et nous avons réussi. Nous avons reçu des messages de solidarité du monde entier et nous en sommes très reconnaissants. Nous voulons remercier ceux qui nous ont soutenus, en particulier ceux en France et au Royaume-uni qui ont été à nos côtés au long de notre lutte. Nous voudrions aussi étendre notre gratitude au maire de Grande-Synthe pour avoir créé un environnement sûr et humain pour les réfugiés de cet endroit.
    Nous avons décidé d’arrêter notre grève de la faim non comme une réponse directe aux négociations avec l’État français mais par respect pour ceux qui nous soutenaient, qui avaient un réel souci pour notre bien-être, et comme un geste de confiance que l’État tienne ses engagements limités de protéger et d’améliorer les conditions des habitants du nord de La Jungle.
    Il y a encore beaucoup de travail à faire et ce n’est pas la fin de la lutte pour les droits de l’homme des réfugiés et des demandeurs d’asile à travers l’Europe. Nous vous invitons tous à vous tenir avec nous, unis en humanité. »
    The nine Iranians who where on hunger strike (see here, here, here, here, here, here, here, and here), some of them since March 2d, have decided yesterday to stop their action. Here is the message posted on their blog, in which they draw conclusions from their action :
    https://calaishungerstrike2016blog.wordpress.com/2016/03/25/452/

    N B : Mon dernier livre va paraitre bientôt , il a comme tître : «  Ici la mer est au Nord » . Cette mer  contre laquelle tant  de réfugiés se heurtent  devient sous ma plume    l’occasion d’un roman  .Il vous amusera je l’espère  comme les nouvelles  déjà parues chez  Persée : « La riviére »  et  « les nouvelles forestiéres »  sous mon nom d’auteur : Louis Fernand  Olbec.